01/10/2010

Radio-Moscou

Franchement, est-ce que ça vaut encore la peine d’en parler ?
Ceux d’entre nous qui ne sont pas encore complètement lobotomisés par la pub et la propagande savent à quoi s’en tenir, depuis longtemps.
Les autres...
« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance «
Quant à l’utilité du coup de gueule, il m’arrive d’en douter....
Enfin...
Pour quelle raison ai-je écouté la Première, ce jour là ?
Sais plus.
Toujours est-il qu’une grève surprise se déclencha, ce même jour, chez les contrôleurs aériens.
Et la DCA s’est mise en route.
Micros-trottoir dans les aérogares, colère des Sherkliyans contre ces salauds de grévistes, familles éplorées empêchées de partir en vacances, ( à Blankenberge, peut-être ? ) experts intervenant sur les pertes des compagnies aériennes, vont-elles s’en remettre, les pauvres,  etc, etc....
Et pour finir les représentants d’une compagnie « low-cost » exigeant le licenciement immédiat des grévistes.
Ce genre de boîte qui, grâce aux subventions publiques et à des conditions de travail proches de l’esclavage, propose des trajets en avion à des prix inférieurs au billet de train...écologiquement tout à fait logique.
Pas un mot sur les raisons de cette grève.
Pas un mot sur le rôle primordial que « ces gens là » tiennent dans la sécurité du trafic aérien.
Pas un mot sur le dégradation de leurs conditions de travail, due, comme partout ailleurs, à la mise effrénée en concurrence de tous contre tous.
Pas un mot sur les conséquences directes et mortelles que peut entraîner un excès de stress dans ce secteur particulier.
Rien. Le vide intégral.
Faut-il encore s’en étonner, quand on sait qu’un événement comme une journée de manifestations rassemblant trois millions de personnes dans toute la France donne droit à un commentaire de trente de secondes dans une seule édition du lendemain, après un fait divers, une anecdote, un meurtre, et une cour d’assises.
Et ce dans une radio qui est toujours officiellement de service public, donc financée principalement par les impôts que nous – dont une majorité qui ne prend jamais l’avion -payons.
Radio-Moscou.
Encore les citoyens soviétiques avaient-ils, à l’époque, la possibilité d’écouter les radios occidentales.
Mais nous, sujets européens, quel choix nous reste-t-il ?

 

Commentaires

On a beau faire, dire, chanter, gueuler ou se taper la tête contre les murs et le postérieur dans le lustre, ça n'a pas l'air d'y changer grand-chose...

Plus le choix, si ce n'est de vivre. Comme on peut, au jour le jour, un peu à la fois... Tant pis, tant mieux... Je ne sais plus très bien, mais je sais qu'il me faut vivre !

Écrit par : Marie-Luce | 01/10/2010

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