21/05/2015

Triste gâteau

1- La dépêche, telle que parue dans "L'essentiel" ( feuille gratuite des gares en Luxembourg – www. lessentiel .lu ) du mercredi 20 mai 2015.

 

"Un boulangerie d'Irlande du Nord, tenue par une famille catholique qui avait refusé de confectionnerun gâteau appelant à soutenir le mariage gay, a été reconnue coupable  hier de discrimination. La COMMISSION DE L'ÉGALITÉ, un organisme public avait intenté une action en justice au nom de [XX], membre du groupe de défense du droits droits des homosexuels [XX], qui n'avait pu obtenir son gâteau.

"Les prévenus ont illégalement discriminé le plaignant sur des critères sexuels", a conclu la juge [XX], du tribunal du comté de Belfast. La famille [XX], propriétaire ( de la boulangerie ), avait mis en avant ses croyances personnelles pour annuler la commande effectuée en juin 2014."

 

2. Commentaires  ( Tant qu'il est permis d'en faire ) sur les passages soulignés.

1)- "refusé de confectionner": Donc, la liberté qu'en principe chacun de nous possède, d'accepter ou de refuser tel ou tel type de travail. Dans d'autres cas, il pourrait s'agir du refus d'utiliser tel ou tel pesticide dans son jardin, ou d'appeler à boycotter tel ou tel produit parce qu'il contient, disons, des OGM.

2)- "appelant à soutenir": on apprend ici qu'il ne s'agit donc pas d'un acte de personne privée à personne privée, mais bien d'une personne privée demandant à une autre de prendre position, par son travail, pour une certaine CAUSE ( dans le sens des grandes causes nationales, etc...) .

3)- La personne privée, en l'occurrence le boulanger ou la boulangère, ayant refusé de manifester son soutien, ( on peut ajouter ici qu'accepter contre son gré aurait sans doute été, pour cet artisan, accepter de se laisser corrompre) se voit mis en accusation devant la justice.

4)- reconnu coupable suite à une action en justice intentée par un organisme public. C'est à dire, une administration d'État, en fonction d'un corpus de lois qui, désormais, visent l'expression de SENTIMENTS. On pourrait sans problème parler de lois affectivistes, car il y a gros à parier que la ci-devant "commission de l'égalité" n'a à connaître ni de conditions de travail, ni d'inégalités salariales, ni de conditions de logement, ni de droit aux vacances.

5 )-"discriminé le plaignant sur des critères sexuels" : On notera au passage le caractère mensonger d'une telle allégation, émanant pourtant d'une magistrate, dont on peut dès lors douter de l'objectivité ; il n'existe en effet AUCUN critère ( visible ) permettant de "discriminer" une personne en fonction de ses pratiques sexuelles, à moins que cette dernière n'affirme clairement, de but en blanc, quelles sont ces pratiques: mais dès ce moment, il ne s'agit plus, dans tous les cas, d'un "critère sexuel" ( de toutes façons inexistant ), mais bien d'une prise de position A PRIORI.

 

On peut donc, au vu de tout cela, reprendre sans état d'âme une des phrases fétiches de la Gauche-Bobo : tout cela nous ramène bel et bien aux "heures les plus sombres de notre histoire".

 

 

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