31/01/2016

Le Donald et l'indignation des élites

Depuis l'intervention du Donald ( Trump ) à propos de "Brussels", dont il vaguement entendu parler, dont il sait que c'est pour l'Europe quelque chose qui correspond à ce que Washington est pour les Etats-Unis, et, pour lui Washington ( qu'il déteste ) est de toutes façons le vrai prototype du trou à rats, dont il sait aussi qu'il s'agit d'une ville dont on a parlé récemment en rapport avec Daesh, mais qu'il est de toutes façons incapable de situer sur une carte, on assiste sur FB à un sursaut "citoyen" d'indignation qu'on peut résumer ainsi:
"Bruxelles est une ville aussi américaine que Washington ou San Diego, et on y parle autant anglais que dans n'importe quel coin des Etats-Unis."
Preuve les nombreux textes de réaction, commentaires, etc, tous rédigés en bon américain.
En somme, l'indignation vient uniquement du fait que Trump - qui, soit dit en passant, est pour l'arrêt des guerres américanistes et le retrait des troupes d'occupation partout où elles se trouvent - ne reconnaît pas la profonde américanité des "élites" européennes, que, pourtant, elles s'appliquent autant qu'elles peuvent à affirmer chaque jour davantage.

 

http://m.lalibre.be/actu/belgique/nous-avons-notre-cul-dans-une-enorme-motte-de-beurre-ici-mec-quand-notre-arno-repond-a-trump-56aa2d863570b1fc10c2f15f

 

PS : Même s'il faut avoir, comme on dit, "réussi", et donc être coopté par la soi-disant élite pour se complaire dans le cosmopolitisme bobo de ce qui fut ma ville natale, il faut quand même reconnaître qu'Arno se rappelle encore qu'on disait jadis "salut en de kost" et non "bye bye", à Bruxelles.

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