07/06/2017

Ode au Papier-Essuie-Tout

On a beau être radicalement opposé à tous les artefacts superfétatoires que nous impose cette Hydre visqueuse que d’aucuns appellent Progrès, ou Modernité selon les chapelles, il faut cependant admettre que certaines se révèlent, à l’usage, bien utiles.

On parle ici du papier essuie-tout qui porte, en Touraine, le nom vernaculaire de sopalin, et probablement d’autres noms  ailleurs.

Cette invention éminemment utile nous permet, de fait, de réduire considérablement notre dépendance vis-à-vis du papier journal.

La qualité de ce dernier a, en effet, considérablement régressé ces dernières années en se sophistiquant peu à peu pour permettre d’y imprimer nombre d’images et d’écrits très colorés, ce qui se fit, malheureusement, au détriment de sa capacité d’absorption. On ne parlera que pour mémoire des différents prospectus publicitaires qui sont quant à eux totalement inutilisables pour quelle tâche utile que ce soit.

Le papier essuie-tout nous permet, désormais, d’éviter l’achat de plus en plus dispendieux de diverses gazettes, dont, ceci dit dit, le contenu imprimé présente de nos jours un intérêt comparable aux dernières causeries de Bernard-Henry Lévy ou aux touittes profondément philosophiques de Donald Trump.

Voici qui devrait inciter ceux qui, à l’instar de l’auteur de ces lignes, vomissent le Progrès par toutes les pores de la peau à faire preuve parfois d’un peu de bienveillance envers certaines des créations de ce monde en délire !

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