10/11/2016

La "race blanche" est-elle éco-compatible ?

Faut-il exterminer la race blanche ?
Ce genre de racisme à rebours commence à prendre une certaine place dans l'idéologie de l'Extrême-Droite "progressiste" aux États-Unis.
En gros, il s'agit d'attribuer l'ensemble des malheurs du monde depuis cinq siècles à une tare génétique de la "race blanche", on suppose une espèce de gène "maléfique" qui en serait la marque distinctive.
Et donc, d'affirmer que l'extinction de la "race blanche" amènerait une humanité meilleure.
On ne s'arrêtera pas au paradoxe que de telles idées sont prônées par des WASP ( White Anglo-Saxon Protestant ), qui, dans la mesure où ils se considèrent comme à part de toute humanité, ne se sentent pas concernés.
D'autant que leur niveau de revenu leur donne accès à toutes les modification diverses, du style transhumaniste ( homme "amélioré" par la cybernétique ) , qui en feront une race d'êtres quasi-divins...
On ne s'étonnera pas non plus que c'est dans le camp du gang Clinton que de telles idées circulent.
On peut par contre continuer à s'inquiéter que chez nous, des gens qui par ailleurs se revendiquent de la Gauche, donc de la lutte des classes, soutiennent sans faillir toutes les absurdités de cette Extrême-Droite globaliste et de son idéologie posthumaniste, basée sur un racisme "cool" et le mythe du surhomme version "gangsta" !


http://www.breitbart.com/tech/2016/11/03/lena-dunham-post...

14/05/2015

Banquise

C'est une question qu'on a envie de poser, depuis un certain temps, aux scientifiques de tout poil et de toute obédience. Plus particulièrement à ceux qui sont concernés par le grand bouleversement climatique en cours. 

Bouleversement que l'on qualifie par ailleurs de Réchauffement, même si, pour quiconque est encore capable à la fois d'ouvrir les yeux et de vibrer au rythme de la Terre, il s'agit de bien plus que cela.

Mais tenons-nous en, ici, strictement à ce qui concerne le réchauffement, tout à fait indiscutable, et ses potentielles conséquences sur le niveau de la mer.

On nous annonce, dans le pire des cas, une hausse de un à deux mètre du dit niveau, et ce pour la fin du siècle, au plus tôt.

Bon.

Mais, si se passait autrement ?

Qui a déjà dégivré un congélateur a pu observer ce phénomène. D'abord la glace, sorte de banquise en miniature, fond. Elle entre en fusion d'abord sur les faces extérieures, ensuite sur les faces intérieures. Et elle fond de plus en plus vite. Et, à moment donné, il suffit de donner un léger coup pour que l'ensemble de cette banquise s'effondre d'un coup.

Ne pourrait-il pas se passer la même chose pour les banquises planétaires ? Celle du Groenland, par exemple, qui est déjà largement en état de fusion. 

Que se passerait-il, par exemple, en cas de tremblement de terre ? Ne glisserait-elle pas d'un bloc dans l'Océan ?

Selon certaines théories, le Déluge dont il est fait mention dans mal de traditions aurait été provoqué par l'effondrement, brutal et rapide, de la calotte glaciaire scandinave. 

Dès lors, la question que je pose est la suivante : qu'arriverait-il si, d'un seul coup et dans un futur tout à fait imprévisible, que le prudence incite donc à considérer comme proche, le niveau de la mer venait à s'élever de cinq à six mètres ?

Et, sous question : la sagesse ne conseillerait-elle pas de prendre très au sérieux cette hypothèse ?

Merci  à quiconque peut faire parvenir cette interrogation à l'un de ces quelconques esprits éclairés, dont la fonction semble être d'inquiéter le moins possible les consommateurs que nous sommes tous sensés être...

 

21/07/2014

Front National, le Korrekt-Libéralisme.

L'info reproduite ci-dessous est importante.

La preuve de son importance étant, bien entendu, qu'elle n'a provoqué, à l'époque,  aucune levée de boucliers dans les rangs de la Gauche .

( On allait ajouter "bien-pensante" en oubliant qu'il s'agit d'un pléonasme . On signale d'ailleurs, en passant, qu'un première mouture de ce billet fut refusée par un site de gauche) .

  L'info, la voici:

 "Par arrêté municipal du 19 mai 2014, il a été décidé d'interdire d'étendre du linge aux balcons, fenêtres et façades des immeubles visibles des voies publiques. Les immeubles participent pleinement à la perception et à la qualité environnementale du domaine public, les façades ont un impact important sur l'attractivité économique et touristique de la ville et notamment en matière d'ordre esthétique", indique le texte de la mairie. "Cet arrêté permanent s'applique à l'intérieur du secteur sauvegardé de la ville, l'interdiction sera levée entre 22 heures et 6 heures du matin", ajoute l'arrêté qui prévoit également une interdiction "de battre les tapis par les fenêtres après 10 heures du matin". ( Le Figaro, 20/5/14 )

 On va pouvoir, de là, éradiquer quelques-uns des préjugés les plus courants, concernant le Front National.

 1 : "Le Front National défend le petit peuple"

 Démonstration splendide du contraire.

 Personne, jusqu'ici, n'avait osé aussi ouvertement réprimer cette coutume commune à tous les peuples méditerranéens, naturellement portés vers l'extérieur. Peut-on raisonnablement imaginer une cité méridionale sans linge qui pend aux fenêtres ? Sans matrone qui s'en vient battre son tapis à la fenêtre ? Quand aux éventuels "abus", ils ont toujours été réglés lors de l'une ou l'autre séance de "tchatche", selon les règles de la décence commune.

 Il s'agit là très clairement d'une attaque "frontale" contre le mode de vie populaire. Le texte de cet arrêté semble sorti tout droit d'un "think-tank" WASP  ( White-Anglo-Saxon-Protestant )

 2- "Le Front National est anti-Système"

 Faux, très clairement. Encore une fois, il suffit de reprendre les termes de l'arrêté. On privilégie les "immeubles" par rapport aux gens, et ceci dans leur fonction Spectacle, ( Musée ), selon les normes hygiénistes du Système.

On veut couper les gens de leur milieu naturel, les renvoyer vers l'intérieur de leurs logements, tournés vers les écrans du Système, mettre fin à toute la sociabilité populaire dont la lessive est traditionnellement l'un des moments forts.( Il ne faudrait d'ailleurs pas creuser très loin pour trouver là une influence de l'actuelle croisade contre "les préjugés de genre", c'est à dire, en fait, contre les manifestations subsistantes de ce qu'Ivan Illich appelait le "genre vernaculaire" )

Et ceci de manière autoritaire, sans débat public, sans même consulter les populations concernées, qui constituent probablement une grande part de l'électorat du FN, c'est à dire tous ces gens qui,pensant défendre les valeurs populaires traditionnelles, se voient imposer l'Hygiénisme Autoritaire et la Stérilisation du tissu social.

Le Front national n'est rien d'autre qu'un parti libéral, économiquement correct, qui feint de se battre contre le libéralisme culturel de la Gauche, tout en s'apprêtant à l'appliquer de manière encore plus brutale.

3-"Le Front National est un parti conservateur"

 Faux. Cet arrêté est rédigé en langue "progressiste". On y trouve les champs sémantiques ( ensembles de significations ) habituels.

"Qualité environnementale", "attractivité économique et touristique", etc. Il participe de la Politique générale, menée indifféremment par la Droite ou la Gauche ( y compris dans sa composante "verte" ), depuis des décennies, consistant à transformer systématiquement les quartiers  populaires en "musées" habitables uniquement par ceux qui ont les capacités, tant financières que psychologiques, de s'adapter aux exigences mortifères du Système.

On en restera là pour aujourd'hui. Si "Paris valait bien une messe", on peut très franchement se demander ce que vaut le Front National. En tout cas pas de se crever les yeux sur un écran en rédigenat de longues analyses...

Ajoutons que l'obstination de la Gauche à "victimiser" ce groupement  n'est désormais plus compréhensible que par la nécessaire complémentarité entre l'aile gauche et l'aile droite du libéralisme...

Autrement dit, tant qu'"Ils" croiront au "Front", "Ils" n'envisageront pas de purement et simplement sortir du Système, par leurs propres moyens.

Ce qui est pourtant la seule chose qu'il nous reste à faire si nous voulons, simplement, éviter d'être transformés en robots...

16/01/2014

Artistes clandestins

Il faut imaginer ça...

Les risques qu'ils prennent.

Marcher le long de voies ferrées où le danger est permanent..

Passer des clôtures.

 

 

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Risquer à tout moment de se faire pincer par une patrouille ou l'autre...

Et Dieu sait que ces gardes, flics privés qui n'ont comme seule limite que leur propre conscience, peuvent parfois être dangereux à fréquenter...surtout s'il sont accompagnés de chiens..

Sans parler des suites judiciaires s'ils se font pincer

 

 

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Et pourtant

Ils continuent

À mettre en couleurs, comme le cancre de Prévert, la grisaille technocratique des bétaillères qui transportent la force de travail là où il faut qu'elle crée les Saints Dividendes

À ouvrir un petite brèche dans les murs de béton qui, inexorablement et avec le consentement massif de tous, changent nos vies en une longue et morne autoroute....

05/12/2013

Le progressisme face aux Forces du Mal

  

http://www.huffingtonpost.fr/jacqueline-herremans/euthanasie-france-belgique_b_4308717.html

 

En exergue, le lien…

Lisez ça...

Selon votre humeur, vous hurlerez de rire ou vous pleurerez toutes les larmes de votre corps...

On peut appeler ça un texte poétique, à sa manière.

Ou plutôt, épique...

Tant le désir de certains de se mesurer, en Vrai, aux Forces du Mal, semble virer à l'obsession.

 ( Et à qui, incidemment, on pourrait rappeler qu'il existe, pour ce faire, de nombreux jeux vidéos, souvent très bien faits )

 

"Ce vent mauvais qui vient de France, le vent de l'obscurantisme avec l'odeur des bûchers de l'inquisition"

 

Voilà.

Nous sommes avertis.

        Se demander ce que peut bien vouloir faire de l'euthanasie un système social qui, de plus en plus, pousse les gens au suicide, s'apparente aux bûchers de l'Inquisition.

        Remarquer, incidemment, que d'aucuns pourraient faire le calcul qu'en fin de compte, l'euthanasie permettrait de réaliser d'importantes économies dans le budget de la Sécurité Sociale, c'est marcher en rangs sous la bannière du nazisme...

 

Bon.

 

C'est pas que c'est étonnant.

Mais quand même, décevant. Un peu.

 

On en arrive à ce point où toute tentative de se faire entendre semble, a priori, vouée à l'échec si l'on n'a pas déjà le pied dans la fonction médiatique du Système.

Et c'est prévu.

Tout est prévu.

Sauf, peut-être, le décrochage généralisé.

Et si on le prenait réellement, le vent du large ?

 

Larguer toutes les allégeances.

Larguer toute appartenance à quelle tendance que ce soit.

Et prendre le vent.

Le vent de ceux qui vivent.

Qui font, vaille que vaille, face au combat quotidien.

Qui savent qu'aucune vie n'est exempte de souffrance.

Mais qu'accepter cela est aussi le gage des joies futures.

Notre seule force, désormais, est notre regard.

Le regard d'hommes et de femmes, qui, à un moment, ont capté une lumière vivante...

Et savent que danse en eux cette lumière qui aspire à revivre...

 

 

 

03/04/2013

Get Free Fom English

        Solidaire. L’hebdo du PTB.

        C’est un bon journal, en gros. Le seul que je persiste à lire.

        La seule feuille de chou où l’on te fasse régulièrement la liste des tuiles qu’on nous jette à la tête , et, plus important, l’état des lieux des résistances à ce désespoir délibérément organisé.

        Les médias officiels, c’est à dire, en gros, l’ensemble de la presse écrite, télévisée et radiophonique, se consacrant en priorité à l’état de santé des vedettes,  actionnaires et autres banquiers.

        Chacun sachant qu’un banquier bien rose et bien portant engendre une économie prospère, tandis que le spectacle de la vie trépidante des vedettes fait taire les gargouillis obscènes des ventres de ceux qui, souquant à fond de cale, attendent le jour béni où les miettes du festin leur tomberont dans le bec.

        C’est pour bientôt, les gars, on voit le bout du tunnel !

        But...

        Non. Pas but. Nenni.

        Ceci n’est pas un billet consacré aux Diables Rouges, que Dieu leur vienne en aide s’il Lui en reste la force..« But », en anglais. Ce qui veut dire « mais », et sert généralement à introduire un bémol.

        Vous saviez, isn’t it ? De même que personne n’est censé ignorer la loi, plus personne n’est censé ne pas comprendre l’Anglais.

        Dans les boîtes, pardon, les grandes entreprises où l’on s’abandonne à la joie du travail qui rend libre, arbeit macht frei et toute cette sorte de choses, tout, désormais, est en Anglais. Les logiciels qu’on utilise, les messages d’erreur qu’ils génèrent ( « to generate » ), l’organigramme de la hiérarchie, l’intitulé des fonctions, etc... On n’a plus de chefs, on a des coaches. Plus de service du personnel, mais un « Ioumane Risorziz Dipartmeneth ». Et démerdez vous. « Be positive ».Sans parler des mails, souvent rédigés en Anglais.

        Et ce dans un pays où, paraît-il, il est interdit d’obliger les gens à travailler dans une autre langue que celle de leur région. Règle qui, apparemment, ne s’applique pas à la langue des marchés et de ceux qui les gouvernent.

        Voici donc que Solidaire s’y met aussi.

        En première page du numéro de cette semaine, daté du 29 mars, la photo d’une foule jeune, rigolarde et bigarrée, du moins telle est la scène qu’on est censés imaginer, barrée d’un slogan en très grandes lettres, « FREE YOUR EDUCATION ».

        D’abord, on se demande, le temps d’un battement, s’il s’agit là d’une pub pour Coca-Cola ®, chacun sachant combien cette marque emblématique de notre Civilisation Occidentale apprécie les foules jeunes, rigolardes et bigarrées, et chacun sachant combien ses campagnes publicitaires militent pour une jeunesse affranchie de tous les vieux tabous réactionnaires.

        Puis on réalise, quand même, que l’on tient en main le journal d’une organisation qui, non seulement s’affirme à l’écoute du Peuple, mais a tendance à s’implanter de fait dans certains quartiers populaires laissés à l’abandon.

        Et le Peuple, à propos, c’est nous, ça.

        Et, à ce que je sache, c’est pas tellement l’anglais, qu’on parle par chez nous. Que ce soit au Nord, au Sud, ou à l’Est.

        On finit par voir, en haut de la page, quelque chose de plus compréhensible : « Au nord comme au sud, la jeunesse dans la rue ».

        On comprend alors qu’il est question des récentes insurrections contre l’augmentation vertigineuse du prix des certificats conférés par le système « éducatif », ces laissez-passer ouvrant l’accès à un travail décent.

        Mais...

        Et je reviens là à mon « but » initial, c’est à dire analyser aussi marxistiquement que possible ce « free your education ».

        D’abord, pourquoi en Anglais ?

        On va me dire, petit a, « parce que c’est un mouvement international ».

        Certes. Mais, que je sache, « Solidaire » est un journal s’adressant aux francophones de Belgique, non ?

        Et, s’il faut faire mode, ou exotique, pourquoi pas un slogan en Grec, Arabe, ou Irlandais, par exemple ?

        Suppose-t-on que les prolos sont trop cons, ou trop abrutis par la pub et la télé, pour retenir trois mots symboliques dans une langue autre que l’Anglais ?

        On me dira, petit b, « c’est une question d’efficacité ».

        Very funny, my dear.

        Vu que c’est là exactement l’argument choc des publicitaires et autres éducateurs des masses qui nous imposent de plus en plus LE mode du Tout-Anglais...En brandissant le sophisme du « tout ira mieux si tout le monde parle la même langue ». Et, en général, l’argument des eurocrates de tout poil.

       Je dis, moi, que quand on commence à être sur la même longueur d’onde que les représentants attitrés de la classe dominante, il est temps de commencer à se poser des questions. Si du moins on sait encore comment faire.

        Et ceci sans même parler du contenu mystique lié au terme « efficacité « dans notre mode de production.

        En désespoir de cause, et il est surprenant de voir combien on arrive vite à ce stade lors d’une discussion avec des militants, on en vient à se faire traiter de nationaliste, raciste, passéiste, ou fasciste refoulé, pourquoi se priver de ces petits plaisirs de la convivialité ?

        Et bon. A côté de la plaque, camarades.

        Personnellement, j’adore parler anglais.

        Dans un pub à Broadstairs, Kent, ou dans un des ces petits cafés ou de délicieuses grand-mères vous servent au petit déjeuner de ces savoureux scones...

Ou lors d’une balade sur l'un des ces improbables sentiers qui longent les falaises entre Folkestone et Douvres.

        Mais chez moi, dans mon terroir, quand on m’adresse la parole directement en anglais, je réponds en français.

        Si là où je vais, quelle que soit la langue, je fais l’effort minimum d’apprendre à dire « bonjour », « merci », « comment ça va », et « parlez-vous français ( ou anglais, ou espagnol ) «  dans l’idiome local, j’attends de ceux qui viennent nous visiter la même politesse.

        C’est le b-a ba des relations humaines.

        Dès lors, quand « Solidaire » titre, en première page et en grand, « Free your education », ça me percute comme un déni d’identité, une marque d’arrogance et de mépris, un mépris de classe.

        C’est du même ordre que le « speak white » des québécois, le sabot des bretons, ou le « Fuck your God » des sections d’assaut de la pornographie militante.

 Passons rapidement sur l’argument récurrent de la modernité, qui se conjugue sur le mode anglo-saxon du « fun », « cool », « queer friendly », et autres litotes signifiant l’adaptation forcée au monde capitaliste du spectacle et de la marchandise. En rappelant simplement que pour beaucoup, la modernité n’est rien d’autre que la perspective d’une vie de misère et de solitude.

        Pour en arriver, enfin, et en vitesse, au dernier argument imparable, petit d, qu’avancent les adulateurs du tout-anglais, la précision.

        Alors, là, allons-y joyeusement.

        Que veut dire, au juste, « free your education » ?

        Est-ce « rendez gratuite votre éducation « ?

        C’est plausible, puisqu’il s’agit là de la revendication minimale des étudiants s’opposant à la marchandisation totale de ce qui est, déjà, non plus un mode naturel de transmission des savoirs de l’humanité, mais l’accès en chicane au passeport ouvrant le droit à un travail valorisant et décemment payé.

        Est-ce « libérez votre éducation » ?

        Possible. Il faut alors noter qu’il s’agit là d’un contresens total, le terme même d’éducation supposant un berger et son troupeau, une relation non-égalitaire, d’institution à quidam, de maître à élève, un processus d’adaptation obligatoire à un système posé a priori comme incontournable.

        On ne peut « libérer » une relation qui exclut tout rapport dialectique, mettant en scène dans un huis-clos, coupé du Réel, le spectacle d’une Science sans âme, coupée tant du Vivant que du Vécu, dont la fonction est de formater ceux qui le « méritent » aux comportements requis des futurs acteurs du système.

Resterait une dernière possibilité.

        Il faut ici faire référence à Pink Floyd, « The Wall »...

« We do’nt need no education.

We don't need no thought control"

        Et, de même, se référer à Ivan Illich, penseur catholique dissident qui préconisait                                 « Une société sans écoles ».( http://www.alamemeetoile.net/Une-societe-sans-ecole.html )

        Sauf que là, il eût fallu dire, en bon Anglais, « Get free from your education ».

         « Libérez-vous de l’éducation ».

        Libérez-vous de cette société qui, à toute force, veut vous imposer des comportements « corrects », propices à l’ouverture des nouveaux marchés dont le capitalisme agonisant a désespérément besoin.

        Je crains, hélas, qu’il ne s’agisse point de cela. C’est un de ces nombreux débats dont, malheureusement, le PTB ne semble pas voir l’urgente nécessité.

Aussi donc, dans le doute et afin de clarifier cette prise de position, je propose un autre slogan : «  Get free from english ».

        Libérez-vous du tout anglais et de ses binarités conformisantes, issues de la vieille morale protestante, « winner » et « looser », « soft » et « hard », « cool » et « straight », tant d’autres encore, et peut-être pourrons-nous redevenir ce que nous sommes pour de bon : des hommes et des femmes, égaux, unis par leur différence, se battant ensemble chaque sexe à sa façon pour un avenir moins sombre.

 

 

 

25/03/2013

Portrait des certificats verts, vus d'un coteau ardennais

 

    Le monde est à feu et à sang, et voici quelques semaines qu’on nous sert, à toute heure, cette soupe à la fois insipide et amère.

    Certificats. Verts, of course. Curieux d’ailleurs qu’ils ne leur aient pas trouvé un beau nom, bien anglo-saxon, bien « save the planet », pour faire encore plus écolo-cool.

Bon. On s’en fout un peu, on va dire. Ce qu’on sait, c’est que c’est pas pour nous. Et que si cette soupe bien verte est posée bien en évidence sur le buffet, nous on doit se contenter de danser devant.

    C’est pour l’autre côté de la rue, les certificats verts.

    Faut sortir des cités, pour ça. Et des quartiers populaires, en général. Y’en a pas trop, par là, des panneaux solaires.

    Par contre, dans les lotissements récents, là où ceux qui construisent font bâtir de somptueuses villas, dont la moindre pourrait abriter sans problèmes deux ou trois familles d’allocataires sociaux ou de futurs licenciés, ça pousse comme champignons après la pluie, les panneaux solaires. Sur tous les toits.

    Dans les jardins aussi.

    Si toutefois on peut appeler jardins ces immenses étendues de gazon bien tondu artistiquement aménagées par des spécialistes du Vivre-Zen, et où les vieilles haies d’arbustes sauvages qui ceinturaient les pâtures sont remplacées par toutes sortes de plantes plus ou moins exotiques.

    Tandis que les derniers spécimens de paysans ont été enfournés dans divers types de mouroirs à vieux, on suppose.

    Jusque sur les toits des garages, qu’on en trouve, des panneaux solaires. Garages au nombre de deux, parfois trois. Dans les garages, des BMW. Immatriculées au Grand-Duché, comme de juste. Ça coûte moins cher.

    C’est comme ça.

    Y a ceux qui ont de l’argent. Combien ? Disons 20.000, 30.000 euros ?

    Sais pas combien ça coûte, un panneau solaire. Alors, ils installent des panneaux solaires sur le toit. Et, d’une manière ou l’autre, le gouvernement paie pour les rembourser. On gagne sur les deux tableaux. Electricité moins chère et subventions de l’Etat.

   Y a de ceux qui ont rien, ou pas grand chose. Mais faut quand même qu’ils arrivent à mettre un peu de fric de côté, pour le chauffage par exemple. C’est pas avec le salaire, ou les allocations, qu’on va pouvoir payer 500 litres de mazout. Et là, aucune subvention.    

    Le mazout, c’est pas écolo.

    Et faut pas espérer non plus que le propriétaire va investir dans des panneaux solaires pour diminuer la facture d’un locataire. Pourquoi le ferait-il ?

    Enfin...

    En fin de compte les Bobos n’ont peut-être pas tout à fait tort.

    Les plus grands ennemis du Progrès, en définitive, c’est bien les Pauvres.

27/09/2012

Lettre à ma Gazette

Cher Journal,

 

Sympa  que tu es, chère Gazette.

Pleine de dessins et de bonne volonté. Tes dessins sont souvent rigolos, ils font sourire le ventre, qui en a bien besoin par les temps sombres et tristes que nous traversons.

Très franchement, cela vaut le billet de cinq euros dont je me fends chaque mois.

Après tout, finalement, quand j’allais encore à la messe, c’est ce que je mettais à la collecte, et pourquoi ne pas prolonger ce geste qui au moins me donne l’impression, à peu de frais, d’accumuler du mérite.

Bien qu’à mon âge, on n’en ait plus grand chose à foutre, excusez le terme.

Bon, je ne suis guère rapide.

Cette lettre concerne un numéro qui sera déjà largement sorti des mémoires cérébro-numériques de tes rédacteurs quand elle parviendra à tes circuits intégrés.

On me l’a déjà dit, d’ailleurs. Que je ne suis pas très rapide.

Faut vivre dans l’immédiat.

Réfléchir un an, ou plus, sur un thème quelconque, n’est vraiment plus tendance. A la limite du pathologique.

Je tiens donc à préciser que cette missive concerne le numéro du mois de septembre, celui où le dessin de couverture de notre cher Siné représente un Rom et un Franc, enfin solidaires dans la dèche...que feint de découvrir le Nouveau Doudou d’Obama.

Je disais donc, sympa. Qui éveille l’empathie. Et un certain sourire intérieur.

Mais peu d’espoir.

Très peu d’espoir de voir enfin émerger quelque chose de neuf.

Quelque chose qui ressemble un tant soit peu à un point de vue émergent sur le bordel saumâtre et glauque dans lequel nous pataugeons avec tant de consentement .

J’écris donc ceci avant tout pour me faire plaisir.

Depuis longtemps, très longtemps, je n’espère plus accueillir de réponse à mes missives, qui ont cessé, comme pour tout un chacun, d’être réelles missives dessinées à la plume pour devenir assemblage d’émoticônes numériques. Heureux les dessinateurs !

Toujours est-il que j’apprécie, bien-aimée Gazette, le fait qu’il y eut toujours jusqu’ici, un accusé de réception composé de deux ou trois mots gentils. Même ceci est, partout, devenu exceptionnel.

Que voulez-vous !

On n’a plus le temps, ma bonne dame.

Et l’on n’aurait guère l’idée de le prendre pour quelque chose qui ne nous ressemble pas.

Le point de vue qui s’exprime ici est devenu invisible.

Hélas !

Mes interventions internetiennes, sur forums et autre, provoquent, dans le meilleur des cas, un silence gêné. Ou une indifférence qui ne fait même plus l’effort d’être glaciale.

Ce qui fait que je me sens quelques points communs avec Siné-Mensuel, quand même.

C’est à ma connaissance le seul canard qui proteste contre l’interdiction de fumer dans les bistrots, interdiction tellement révolutionnaire que personne, à Gauche ( c’est quoi, ça ? ) n’a jamais fait mine de s’en offusquer.

Alors que c’est une mesure qui vise en premier les couches populaires.

Que Dieu vous bénisse pour cela.

Ah oui. Dieu.

Petite précision. Je fais partie de ces gens, peu nombreux, qui considèrent que se déclarer Athée est, en soi, un acte de foi, et que l’athéisme, accompagné de sa doxa laïcaliste, n’est en définitive rien d’autre qu’une nouvelle religion.

Et puisque nous sommes dans des temps où l’on enjoint même à la jeunesse de « choisir son sexe », entre l’Être et le Néant je fais mon choix. Je choisis l’Être, plongé dans la Vie Vivante et Éternelle.

Et j’emmerde les Prêtres de l’Obscurité ontologique.

Mais bon.

Une cigarette ne fait pas le printemps.

Un cigarillo de Semois peut-être un peu plus ? Avec un Saint-Chinian ?

Mais bon, redis-je.

Avant d’aller vers des considérations plus pessimistes, j’affirme avec force et conviction que ces gens qui aiment fumer une clope au comptoir d’un bistrot, avec un bon verre de pinard et des copains, sont peut-être bien les derniers des Mohicans d’une société à visage humain.

Ceci dit, je vais laisser parler le côté sombre de la force.

Voyons...

Dans ce numéro de septembre 2012, se trouve une intervioue de profs qui se plaignent avec pertinence de l’ultra-libéralisation en cours dans l’enseignement.

Ils ont, bien sûr, entièrement raison.

Et, longtemps avant Bourdieu, Illich faisait déjà une analyse très pointue de la fonction Scolaire dans notre monde.

Illich ? Non, pas Vladimir .

Ivan.

Un Catho dissident.

Se méfier des Cathos, surtout les dissidents.

Ceux qui prennent l’Évangile au cœur de sa sève.

C’est pas pour rien que la Gauche, à part quelques farfelus genre Latouche, n’en parle plus.

Ivan Illich. Qui a écrit « une société sans écoles ».

Et constate que la fonction scolaires est ce qu’on appellerait maintenant une simple fonction de formatage.

Mais passons.

Il est dit, dans cette intervioue, textuellement ; littéralement et sans faux-fuyants, que l’apprentissage du Français standard, de la Koinê francophone, la langue commune à tous ceux qui parlent notre vernacule gallique dans le monde, est un facteur de sélection « dirigé contre les milieux populaires » .

Je sais. Déjà, les locutions que j’utilise ici, « Français standard, Koinê francophone, » vont prendre à rebrousse-poil les convictions « égalitarisantes » de la Gauche.

La vraie.

Par exemple, celle des « leftblogs », où l’on préfère, pour des raisons d’efficacité, le terme anglais « leftblog » à, disons, « blogauche ». Ce dernier terme étant à la fois peu compréhensible pour un intellectuel, et comportant une lettre en plus. Ce qui le rend, bien entendu, nettement moins efficace sur Touitteur.

On préférera parler de « Français Correct », l’énoncé induisant, de manière mathématique, l’attitude qu’il convient de prendre.

Quand on dit « Français Correct », on voit bien la matraque tenue par les partisans de Mme Marine, qui veulent imposer aux enfants d’immigrés cette langue ringarde, eux qui préfèreraient tellement parler la langue de Mac Do et de Coca-Cola.

« Français Korrekt ». C’est encore plus clair comme ça. Je ne sais pourquoi, la lettre K a un effet visuel qui se passe de commentaire.

On devine là, au fond des coulisses, un vague mouvement. La Gauche, la vraie, celle des « Leftblogs » et de « Occupythestreets » ( c’est quand même plus facile à piger que « Ocuptarû », non ? ), se préparant à proposer LA solution pour mettre fin à l’exclusion scolaire.

L’Anglais pour tous.

Imparable. Inévitable. Indiscutable .

Et pourquoi ne pas commencer directement par les cours de Math en Anglais ?

Il est bien connu, et d ‘ailleurs ça ne discute pas, on frôlerait là le Blasphème, que les Mathématiques ne peuvent pas, par essence, être un facteur de sélection.

Si on ne pige pas les Maths, c’est qu’on est con.

C’est scientifique, ça. C’est prouvé.

Et il est quand même normal que les Imbéciles n’accèdent pas à des postes qui leur permettraient, par exemple, de faire de la recherche fondamentale.

La sélection, c’est le travail, au choix, du français, du latin, des la Philosophie, ou de l’Histoire.

Pas des maths, grands Dieux.

Les mathématiques, c’est LE langage de Dieu.

Pardon. Je blasphème à nouveau. J’oubliais que la Gauche est laïque, et Athée.

Je n’ai jamais trouvé nulle part aucune allusion au fait que les maths pussent être un facteur, primordial en outre, de sélection. Ce que savent pourtant tous ceux qui ont des enfants en âge scolaire.

Affirmer cela serait, comment dire, affirmer que la Science n’est pas Une et Indivisible.

Et poser à voix haute des questions sur la Science c’est, par définition, le pire Blasphème que puissent entendre des oreilles de Gauche.

Non, pardon. .

Ça c’est pas un blasphème. Le Blasphème, celui qui sous-tend la revendication du droit au Blasphème,

c’est seulement se branler avec des poulets morts dans une Église en Russie, ou représenter le Prophète se livrant à des pratiques sexuelles perverses.

Ça c’est Bien.

Affirmer que les Maths puissent être le critère PRINCIPAL de sélection, ce n’est pas un blasphème. C’est réactionnaire, simplement.

Chacun sait que les réactionnaires, depuis toujours, sont opposés aux mathématiques. Sauf les banquiers, peut-être. Et les actionnaires.

Et les cours de maths en Anglais, ce serait doublement libérateur.

L’Anglais étant, on le sait, la langue de ceux qui partout interviennent dans le monde, en particulier le monde Musulman, d’abord pour libérer les Femmes de l’oppression patriarcale, et bientôt, partout ailleurs, pour la libération des Homosexuels.

L’Anglais étant aussi, par définition, par nature, la langue même de l’expression musicale, la langue élue des Dieux qui seule permet l’exacte peinture de la complexité de l’âme.

L’Anglais étant, enfin, la langue de Touitteur, de Fesbouc, et de toutes ces prodigieuses avancées technologiques qui donnent aux gens, dans les trains de banlieue, le regard pétillant de ceux qui communiquent.

Et ainsi, la jeunesse apprendrait, enfin, à compter directement dans la langue du chiffre te du calcul.

Calcul sans lequel aucune civilisation n’est possible.

Amen.

 

 

20/12/2010

Gulf-Stream

        A l’heure où je tape ces lignes, je suis inquiet. Pas mal, même. On est , dans mon coin, à pas loin du demi-mètre de neige.
       Jamais vu ça.
       Inquiet, parce que si rien ne dit que ça va continuer, rien non plus ne peut laisser penser le contraire.( Dimanche 19 décembre, 17h30. )
       Pour la radio, le seul média que j’utilise, tout va bien. Aux infos, on nous parle de quelques embarras de circulation. Des voiture abandonnées. Des camions bloqués. Mais à part ça, tout va bien, braves gens, dormez en paix.       
       L’information essentielle, c’est ce qui se passe dans les aéroports. Qui comme chacun le sait, constituent l’essentiel de notre vie quotidienne. Là, on a droit à des témoignages, des reportages, de l’émotion. Et, par déduction, on en conclut qu’ailleurs, ça ne va pas si bien que ça.
       Car autour des aéroports, il y a des pays, des villes, des campagnes.
       Des difficultés parfois insurmontables pour aller au boulot.
       Des problèmes de ravitaillement à prévoir.
       Des lignes à haute tension risquant de se rompre sous le poids de l’hiver.
       Mais bon. A la limite, c’est sans importance.
Ceux qui lisent ces lignes ne se font plus trop d’illusions sur ce que l’on peut attendre de nos médias « démocratiques ».
       Je voudrais dire une chose, simplement.
       Je suis de ceux qui prennent aux sérieux le changement climatique en cours. Et donc, voici quelques années que je suis l’évolution des températures de la mer dans l’Atlantique Nord.
       Le Gulf-Stream, c’est bien ça.

       Mer du Nord 19-12-10.JPG

Et cette année, celles-ci, au large de la Scandinavie et dans la mer du Nord, sont particulièrement froides. Au point, pour le Sud-Est de cette dernière, d’être au niveau de l’Alaska du Sud.

   

Pacifique Nord 20-12-10.JPG


       On nous dira, bien sûr, que c’est normal. Que, par définition, le Gulf-Stream ne peut pas s'arrêter, ni même se ralentir, avant les dates prévues par les scientifiques.  Que le temps n’a rien d’exceptionnel pour la saison. Etc, etc...Vous connaissez les couplet de cette ballade.
       Dont le refrain est, invariablement :
« Ne faites pas confiance à ce que vous percevez.
Ne faites pas confiance à ce que disent les anciens.
Ils n’ont pas les diplômes leur permettant de dire ce qui va et ce qui ne va pas dans le domaine du vivant.
Seuls nos instruments peuvent le dire.
Et nous sommes les seuls habilités  à décrypter les messages de notre toute-puissante technologie. »
       Et le couplet final dit :
« Faites nous confiance. Tout est sous contrôle, tout est prévu »
       Et, de fait, qui oserait affirmer que notre société, dirigée par la Radieuse Main Invisible du Saint Marché, se trouve parfois prise au dépourvu ?
       Et pourtant, depuis deux ans, il y a un trou, dans notre courant chaud. Un trou qui cette année s’est approfondi.
       Et les conséquences en sont tout-à-fait prévisibles. Pour nos latitudes, le climat risque fort de ressembler bientôt à celui qui règne aux dernières régions habitées au Nord du Québec, à la limite de la toundra.
Faudra qu’on change d’accent.
       Parmi tous les petits désagréments que cette situation risque de nous amener, je ne retiendrai que celui du chauffage. A cette latitude là , au Canada, il n’y a que quelques dizaines de milliers d’habitants. En Europe, on peut parler, aux mêmes latitudes, de quelques dizaines de millions.
       Dépendant principalement du pétrole pour se chauffer en hiver.
       Sachant que, d’autre part, le pic pétrolier est là, comment tous ces gens vont-ils se chauffer ?
       Le Saint Marché trouvera la solution miracle. Les prix vont augmenter. Et ceux qui ont les moyens pourront se chauffer. Les autres ?
       Rien ne leur interdira d’émigrer vers le Sud , après tout. A condition d’éviter les lieux où les fidèles du Saint Marché prennent leurs vacances.
       On pourrait, bien sûr, imaginer qu’on alloue les dernières réserves de combustibles fossiles de manière démocratique. Mais il faudrait, pour ce faire, énoncer un certain nombre de concepts très déplaisants.
       Dont vous avez certainement entendu parler par ailleurs. Ailleurs que dans les Médias, je veux dire.

 

Source des photos:  http://www.wetterzentrale.de/

onglet "wassertemperaturen"

07/10/2010

Cyclistes ! A bâbord, toutes !

                     Proclamation


Etant donné que :
       
          -De un et premièrement :
   Tous nos dirigeants, sans exception aucune, et ce qu’ils appartiennent aux médias, syndicats, gouvernements, entreprises  etc,
Se sont convertis en bloc et la mains sur le coeur à ce qu’on pourrait nommer la mobilité verte, histoire de voir de quoi qu’on cause,

          -De deux et secondement :
    Partir en balade, ou faire ses courses, ou aller chez des copains à vélo, reste, en milieu dit rural, une option largement suicidaire,
                           Et ce, pour les motifs suivants :
    -Chemins vicinaux inexistants ou comblés par des déchets de chantier, ou privatisés sauvagement,
    -Toutes autres voies étant exclusivement réservées au trafic automobile :
            --Courbes étudiées pour une vitesse maximum, revêtement incitant à la conduite style Grand Prix Formule 1
             --Absence totale de tout accotement ou terre-plein séparé de la chaussée principale, pouvant être utilisé par des bipèdes bicyclant ou bipédant bêtement, sans profit pour personne sauf pour eux-mêmes et accessoirement la planète...
                          Ajouter à cela l’absurdité de certains règlements :
     -Vitesse minimum de 50 km/h dans les agglomérations et de 90 km/h partout ailleurs 
     -Obligation fait aux automobilistes de coller le plus possible au bord droit de la route lors du dépassement d’un cycliste
  ( Il faut noter que ces règlements là –dont on peut supposer qu’ils ne sont que tacites- sont largement respectés ! )

                       Etant donné, donc, tout ce qui précède,
                       Veuillez prendre connaissance de ce qui suit.

              Afin d’assurer la survie de tout quiconque choisit,  ( ou est tout simplement obligé, n’ayant- pas le choix : on appelle ça un Pauvre ), de se déplacer à vélo :
               Il convient désormais que tout cycliste,
               pour des raisons IMPÉRATIVES de sécurité,
               se déplace :
                        -En dehors des agglomérations sur le côté GAUCHE de la chaussée (voir les piétons, qui sont, eux, obligés de le faire) , et ce , pour des raisons de simple survie.
 (Si vous avez déjà été frôlés à moins d’un mètre par un bolide lancé à 120 km/h, inutile de vous faire un dessin.)
                        -Dans les agglomérations, SUR les trottoirs, là où il y en a et où ils ne servent pas de parking ( sauf en cas d’embouteillages )
             Il est tout à fait clair qu’en cas de poursuite judiciaire ou autre consécutive à l’application des ce mesures élémentaires de sécurité ( pourtant, c’est à la mode, la Sécurité, non ? ), il conviendra de se reporter au point un du présent texte, et au discours viridomobile de nos bien-aimés dirigeants éclairés. 
                     

                         Dont acte, et inversément.