11/02/2016

La Diversité c'est l'Anglais-Pour-Tous

En passant, et sans insister, parce qu’il est inutile et décourageant de s’esquinter sur un mur en béton armé.
On s ‘était demandé pourquoi une opération dite de solidarité, s’adressant à un public francophone, devait être nommée ‘‘Viva For Life’’ , dans la langue, donc, de l’oligarchie.
On a posé la question au Service de Médiation de la RTB’’F’’.
Ci dessous, la réponse édifiante et bourrée de valeurs post-modernes qui nous fut envoyée.
Voici l’essentiel de ce qu’on peut en déduire.
Il se confirme que la ‘’narrative’’ de la ‘’diversité ‘’ et de l’ ‘’ouverture au monde’’ n’est autre que le discours recouvrant la vaste stratégie d’anglicisation des peuples européens, menée par les institutions auxquelles ce texte fait référence.
S’y ajoute la référence à la mondialisation qui, bien sûr, n’a rien à voir avec la pauvreté que cette campagne prétend vouloir combattre.
Bref .
Rappelons donc ici la vieille recette du pâté d’alouette, qui convient tellement bien pour décrire ce que nos ‘’élites’’ entendent par ‘’diversité’’.

On demandait à un paysan, vendant sur le marché un excellent pâté d’alouettes, si ce pâté ne contenait que des alouettes. Ce à quoi il répondit qu’en fait, non, il contenait à part égales du cheval et de l’alouette.
-À parts égales ?
-Oui ! Un cheval, une alouette.

Faut-il préciser que, dans notre cas, le cheval s’appelle langue anglaise et non-culture américaniste, et l’alouette le reste des langues et des
cultures de l’Humanité ?

NB : Quant au déni du réel, est-ce même utile de le signaler ? Quiconque sort parfois de sa chambre peut se rendre compte que le vacarme audio-visuel dans lequel nous baignons quotidiennement est de plus en plus exclusivement anglo-saxon.




De : "mediationrtbf@rtbf.be"< mediationrtbf@rtbf.be>
À : xx@xx.z
Envoyé le : Mercredi 10 février 2016 12h01
Objet : RE : Re: RE : [médiation] Langue [#88553] [#89522]

Bonjour Monsieur,

En tant que service public, la RTBF est tenue de proposer des contenus mettant en valeur les spécificités de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Beaucoup de ses programmes s'inscrivent dans le respect de cette mission, dans tous les domaines.
En tant que service public, membre de l'Union Européenne de Radiotélévision, la RTBF a également pour mission de participer à la mise en valeur de la francophonie (via des collaborations avec les autres radio et télévision francophones) mais aussi d'ouvrir ses publics aux autres cultures, à la diversité.
Cela peut prendre de nombreuses formes.
Autant la RTBF propose des émissions comme Wallons-nous (en wallon), autant elle peut proposer des fictions anglaises, américaines, espagnoles etc... en version originale sous titrées ou lancer des opérations de solidarité et les nommer "Viva for Life".
Toutes les cultures, les langues ont leurs richesses. Utiliser l'anglais dans le titre de certains programmes ou projets ne met pas en péril la langue française. Il importe surtout de trouver un juste équilibre entre la mise en valeurs de la langue française et des spécificités régionales et l'ouverture aux autres cultures, à la mondialisation, au monde numérique d'aujourd'hui où tout est connecté.
En espérant avoir répondu à vos questions, veuillez croire, Monsieur, à l'assurance de nos sentiments distingués,


06/06/2015

Une nouvelle Bataille mondiale du français est engagée !

On publie ici un appel à tous ceux qui ont encore la force de résister réellement, et non dans leurs fantasmes, au rouleau compresseur de l'uniformisation robotique que nous impose l'oligarchie anglo-saxonne, nouvelle variante du pangermanisme de jadis.

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Les Nations française, québécoise, wallonne, subissent une "Grande démolition".

L’Empire est à l’œuvre contre toutes les communautés francophones dans le monde. Le traité transatlantique de libre échange ( "TAFTA" ) est aussi un instrument de son hégémonie, notamment culturelle pour la "conquête des esprits" (Y. Eudes).

Il ne serait toutefois pas aussi efficace dans la destruction s’il ne s’appuyait dans nos pays sur d’imposantes cohortes de collaborateurs de tous horizons, formatés par des décennies d’une remarquable propagande.

Pourtant, un constat s’impose : la demande d’apprentissage du français persiste dans les pays développés et en dehors de nos anciennes colonies. Celles-ci, indépendantes depuis des décennies, ont gardé le français, et le développent pour beaucoup. Il progresse en fait et a même un fort potentiel de croissance, surtout en Afrique, à condition que tous les États concernés, la France en premier lieu, tiennent à le maintenir et renforcer.

C’est bien ce que nos ennemis extérieurs et intérieurs veulent à tout prix éviter

Or, dans nos domaines, les "élites" censées conduire nos peuples du Nord sont – derrière des déclarations roboratives - coupables de trois principaux abandons : du français ; du réseau français encore magnifique d’action culturelle au-dehors ; et de la Francophonie organisée-OIF, qui a pourtant son siège à Paris.

À l’école, l’enseignement du français décline dans ses programmes, ses contenus de moins en moins grammaticaux et littéraires, et ses horaires. S’y ajoutent, contre l’excellence : l’effacement de fait du latin essentiel à la maîtrise du français et à la formation de l’esprit, et du grec ; la très sensible réduction des langues modernes autres que l’anglais, ainsi qu’un enseignement des langues d’origine aux enfants d’immigrés qui, mal conçu et ghettoïsant, leur est donné au détriment du français langue de l’intégration sociale.

En France, les langues régionales – riche patrimoine qu’il faut maintenir par une défense sérieuse liée à la langue nationale et officielle – sont hélas instrumentalisées par des potentats qui veulent ressusciter les féodalités, avec l’appui d’institutions de l’UE, de l’Allemagne et de l’Autriche qui misent sur l’ "Europe des régions" pour, hors-Germanie, démanteler les États-nations, leur parangon France au premier chef.

Au Canada français, en Romandie, en Wallonie et à Bruxelles comme en France, la "déconstruction" de la langue française est menée par divers milieux formatés. Ils veulent la remplacer jusque dans l’usage quotidien par l’allemand là et le flamand çà dans les trois premiers, et – "croquant l’un et l’autre" - par l’anglais partout.

Dans tous ces pays, les gouvernements eux-mêmes s’en font les complices, sinon les moteurs.

L’article "atteintes des pouvoirs publics au français de 2007 à 2015" publié ici l’illustre.

Parmi leurs coups de boutoir, rappelons l’art.2 de la loi Fioraso pour tendre à enseigner en anglais dans le supérieur (cf. le dossier) ; citons le colloque uniquement en anglais sur les "jeunes pousses", organisé en mai dernier par Mme Anne Hidalgo en son Hôtel de Ville (voir ci-dessous). La "trahison des clercs" est chez nous de plus en plus décomplexée, ouverte, implacable, ricanante de mépris envers nos associations et le peuple.

"Déconstruction" aussi de la Francophonie : les États-Uniens ont remplacé la France et chassé le français dans l’ancienne Indochine puis au Ruanda, et cherchent à détacher le Maroc, le Sénégal, après avoir tenté leur chance en Côte d’Ivoire en 2003-2004 (floraison de drapeaux fournis par le consulat états-unien lors des manifestations contre notre opération Licorne). Nos Français s’y prêtent en négligeant, malgré de beaux discours, la Francophonie mondiale et l’OIF en diminuant les crédits publics, et en montrant leur incapacité de soutenir en Afrique un digne successeur de M. Diouf lors du Sommet de 2014 à Dakar…

 

Mardi-Gras Mamou.jpg

 

C’est, goût de la médiocrité aidant, une guerre - Claude Hagège l’a dit – faite aux Français et aux autres francophones, une attaque contre leurs racines, la pensée, et l’excellence.

Elle justifie l’appel à une nouvelle Résistance. Pour leur part, nos 32 associations en synergie la mènent sous deux formes : l’appel au droit et l’appel au peuple.

L’appel au droit se traduit surtout par nos recours devant les juridictions administratives contre les offres "Fioraso" de formations diplômantes exclusivement en anglais (cf. dossier).

L’appel au peuple se traduit par notre campagne "Communes pour la langue française", menée en France avec un succès croissant, pour aboutir à l’équivalent d’un referendum d’initiative populaire, à présenter pour 2017. Nos associations partenaires dans le Jura suisse, au Québec, et en Wallonie, l’étendent chez elles avec les adaptations nécessaires.

Lecteurs qui sentez l’urgence d’une résistance organisée, rejoignez-nous, amenez vos amis à adhérer et militer ! Nous devons lever des légions. Nous invitons les dynamiques parmi vous capables de responsabilités dans ALF à être candidats au Conseil d’administration.

 

 

Albert Salon

 

( Publié ici : http://www.avenir-langue-francaise.fr/articles.php?pg=1621 

Photo: Le Mardi-Gras de Grand-Mamou, en pays cadjin.